100 premiers jours de mandat : le premier rendez-vous manqué de la nouvelle municipalité
Cent jours. C’est traditionnellement le premier rendez-vous après une élection, celui à l’issue duquel on peut déjà imprimer sa marque et donner le ton du mandat à venir. C’est le temps qu’il aura fallu à Madame la Maire pour transformer ses promesses de campagne en une liste de rendez-vous manqués et une communication creuse. Le ton du mandat est donné.
Premier ratage : le budget supplémentaire, annoncé depuis des mois, censé porter la marque du projet politique de la nouvelle majorité. Sauf que l’excédent qui devait le financer avait déjà été dépensé dans le budget primitif – quel amateurisme. Résultat : un budget supplémentaire technique, pour ne pas dire cosmétique, qui ne comprend aucun nouvel investissement majeur. Premier engagement non tenu.
Deuxième ratage : la programmation d’été. La traditionnelle soirée du 14 juillet a été remplacée par un spectacle son et lumière, sans que le coût réel en soit communiqué à ce jour. Madame la Maire avait aussi promis une programmation « exceptionnelle » dans les quartiers populaires pour cet été. En dehors de Rosny Plage (qui existe depuis de nombreuses années et que avions mis en place), la programmation affichée s’apparente plus à une improvisation de dernière minute qu’à une réelle volonté d’accueillir les enfants, adolescents et familles pendant l’été dans un cadre structuré et organisé. Par exemple, pour le quartier Bois-Perrier Marnaudes, la programmation publiée indique quatre ateliers en deux mois… (« podcast », « sorbet coco », « plantes et fraîcheur » et « DJing »). On est loin des vacances apprenantes et inclusives que vante habituellement la gauche. Enfin, le marché nocturne (qui avait déjà été organisé sous la précédente mandature) et la soirée organisée dans le cadre de l’éclipse solaire ont beaucoup déçu.
Sur ces dossiers comme sur les autres, le même scénario se répète : des effets d’annonce, aucune transparence sur les chiffres et une réalité très loin de la communication qui en est faite. Pendant la campagne, Madame la Maire promettait pourtant exemplarité et transparence. Cent jours plus tard, le compte n’y est pas. Pendant ce temps, le quotidien des Rosnéens est négligé : espaces publics sales, gestion catastrophique des ordures ménagères par le territoire, bailleurs en roue libre. Des enjeux qui nécessitent une vraie volonté politique et pas seulement de l’écriture inclusive et un changement de logo dans la communication municipale.
Nous serons vigilants dans les prochains mois, notamment dans le cadre de l’élaboration du budget 2027, pour que ces sujets soient considérés comme des priorités. Nous souhaitons à tous les Rosnéens, et particulièrement à ceux qui ont repris le chemin de l’école, une excellente rentrée.
Le Rosny que nous voulons
Ivan Itzkovitch, Sylvie Jacament, Claude Capillon, Katia Da Costa, Mathéo Moreno, Julie Federowski, Menahd Ouchenir, Imen Sahnoun, Didier Fort et Patricia Vavassori.
